Arrosage du zamioculcas
Comment arroser un zamioculcas sans l’abîmer
Le zamioculcas, aussi appelé plante ZZ est originaire de l’Afrique tropicale. Elle a la réputation d’être la plante d’intérieur increvable par excellence. Elle supporte les oublis, s’accommode du manque de lumière et demande peu d’attention. C’est la plante parfaite !
Pourtant, il y a bien une chose qui peut la tuer rapidement : un arrosage excessif.
Chez Verdalia, nous constatons souvent que cette plante succombe à trop d’amour. Elle stocke l’eau dans ses rhizomes (ses racines épaisses en forme de bulbes). Elle n’a donc pas besoin d’être arrosée aussi souvent que vos autres plantes vertes.
Nous allons vous donner tous les conseils pour comprendre les besoins en eau de votre zamioculcas, apprendre à lire ses signaux et éviter les erreurs qui font pourrir ses racines.
À quelle fréquence arroser un zamioculcas ?
Retenez une seule règle : le terreau doit être complètement sec avant d’arroser à nouveau.
Contrairement aux plantes tropicales classiques comme le calathéa ou le monstera, le zamioculcas possède d’épaisses tiges et des rhizomes souterrains qui agissent comme de véritables réservoirs d’eau. Il peut survivre sans problème à des périodes de sécheresse.
En règle générale, voici la fréquence recommandée :
• En été et au printemps : toutes les 2 à 3 semaines.
• En automne et en hiver : toutes les 4 à 6 semaines.
Comme toujours, ces délais varient selon les conditions de là où se trouve votre plante. Température de votre intérieur, exposition à la lumière et taille du pot. Il ne faut donc jamais arroser à l’aveugle en suivant un calendrier strict. Et si vous avez un doute, il vaut toujours mieux attendre quelques jours de plus. Avec le zamioculcas, le sous-arrosage est toujours préférable au sur-arrosage.

Comment savoir quand arroser ?
Le terreau doit sécher entièrement. Vous devez vérifier l’humidité en profondeur avant d’apporter de l’eau. La surface de la terre sèche très vite, mais les racines peuvent encore baigner dans l’humidité.
La méthode la plus connue est la technique du doigt. Enfoncez votre doigt de quelques centimètres dans la terre. Si vous sentez la moindre trace d’humidité, n’arrosez pas. Attendez encore un peu.
Cependant, pour les grands pots, le doigt ne descend pas assez bas pour vérifier l’état des rhizomes. Un testeur d’humidité vous aidera alors à analyser la situation.
En plantant la sonde jusqu’au deux tiers du pot, vous obtenez une lecture immédiate et fiable. Pour le zamioculcas, vous ne devez arroser que lorsque l’aiguille est dans la zone rouge (« Dry » ou Sec).
N’hésitez pas à consulter notre comparatif des meilleurs testeurs d’humidité pour trouver le modèle adapté à vos pots.
Les signes d’un zamioculcas trop arrosé
C’est le problème le plus fréquent. Votre zamioculcas reçoit trop d’eau et ses rhizomes vont commencer à pourrir sous terre. La plante ne pourra plus s’alimenter.
Vous devez surveiller ces signaux d’alerte :
• Les feuilles jaunissent : c’est le premier signe visible. Si plusieurs feuilles jaunissent en même temps, particulièrement à la base de la plante, c’est que vous avez trop arrosé.
• Les tiges deviennent molles : une tige de zamioculcas en bonne santé est ferme et dressée. Si elle devient flasque ou molle, là aussi vous avez trop arrosé. Et pire, si elle noircit à la base et se détache facilement, la pourriture est déjà bien installée.
• Le terreau dégage une mauvaise odeur : une odeur de moisi ou de pourriture au niveau de la terre indique que l’eau stagne au fond du pot.

Si vous constatez un de ces symptômes, arrêtez d’arroser immédiatement. Si la terre est détrempée, dépotez la plante, coupez les racines pourries (molles et brunes) et rempotez la dans un terreau neuf et bien drainant.
Les signes d’un zamioculcas en manque d’eau

Cela arrive bien plus rarement. Mais le manque d’eau sévère peut aussi faire souffrir votre plante. Les signes sont différents de ceux du sur-arrosage :
• Les feuilles se rident et se recroquevillent : elles perdent leur aspect lisse et brillant pour devenir ternes et plissées.
• Les tiges s’affaissent : elles perdent leur rigidité et ont tendance à s’écarter vers l’extérieur du pot, mais sans noircir ni devenir pâteuses à la base.
• La terre se rétracte : le terreau est tellement sec qu’il forme un bloc dur qui se détache des parois du pot.
Pas de panique, si votre plante a soif, un bon arrosage en profondeur lui permettra de retrouver sa vigueur en quelques jours. Ses réserves se rempliront à nouveau.
Quelle eau utiliser et comment arroser ?
Bien que le zamioculcas ne soit pas particulièrement capricieux sur la qualité de l’eau, il préfère une eau à température ambiante. L’eau trop froide peut créer un choc thermique au niveau des racines. Si l’eau de votre robinet est très calcaire, laissez-la reposer quelques heures dans l’arrosoir avant de l’utiliser.
La technique d’arrosage est cruciale :
1. Arrosez copieusement : versez l’eau lentement sur toute la surface de la terre jusqu’à ce qu’elle s’écoule par les trous de drainage au fond du pot.
2. Laissez égoutter : c’est l’étape la plus importante. Laissez l’eau s’écouler complètement.
3. Videz la soucoupe : surtout videz l’eau de la soucoupe ! Il ne faut jamais laisser votre zamioculcas baigner dans l’eau stagnante. Cela provoquerait la pourriture des racines.
Si le terreau est devenu très dur et que l’eau coule directement sur les côtés sans pénétrer, vous pouvez opter pour un arrosage par le bas (bassinage). Placez le pot dans une bassine d’eau pendant une trentaine de minutes pour que la terre s’imprègne par capillarité, puis laissez égoutter longuement.
Arrosage par le bas : quand et comment
Si votre substrat est très sec et compacté, l’eau a tendance à ruisseler sur les bords du pot sans pénétrer la motte. Dans ce cas, l’arrosage par le bas est plus efficace.
Remplissez une bassine d’eau sur 2 à 3 cm de hauteur. Puis immergez le pot entier pendant 20 minutes. Le substrat se réhydrate par capillarité de façon uniforme. Laissez égoutter complètement avant de le reposer.
Cette technique possède aussi l’avantage d’éviter tout contact d’eau avec le feuillage ou la base de la plante.
Peut-on utiliser un testeur d’humidité pour le zamioculcas ?
Oui tout à fait. Et c’est un même un excellent investissement. Comme le zamioculcas demande des arrosages très espacés, on a souvent tendance à oublier quand on a arrosé pour la dernière fois. Le doute pousse alors à rajouter de l’eau « au cas où », ce qui mène droit au sur-arrosage.
Un hygromètre pour plantes vous enlève cette charge mentale. Vous l’enfoncez dans la terre, et s’il indique que le fond du pot est encore légèrement humide, vous savez que vous devez attendre encore un peu avant le prochain arrosage. Et surtout, vous avez l’esprit tranquille !

Ce qu’il faut retenir
Pour garder votre zamioculcas magnifique et vigoureux, oubliez-le un peu. Ça semble contre instinctif, mais c’est la meilleure preuve d’amour que vous puissiez lui donner. Attendez que la terre soit parfaitement sèche, arrosez généreusement, videz la soucoupe, et laissez-le vivre sa vie.